Senza Netflix, Marsiglia continua a giocare a Hollywood

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Marseille aura survécu à Marsiglia. En arrêtant les frais après deux petites saisons de cette série franchement gênante, avec Depardieu et Magimel en roue libre dans les rôles phares, on pouvait penser que Netflix allait également remballer la spectaculaire opération qui avait accompagné le lancement du soap. Les neuf lettres de la ville en format géant plantées au sommet de la colline de Grand Littoral, façon Hollywood, sans stars ni paillettes.

Un retour à la case départ d’autant plus prévisible que, dans le même temps, un artiste Marseillais, Christophe Fort, avait crié “au vol et la spoliation” en découvrant cette “oeuvre” dans les journaux. Avant d’engager un recours judiciaire pour “contrefaçon” contre Netflix devant le tribunal de grande instance de Marseille. L’homme avait en effet déposé l’idée dès 2009, avant de voir la municipalité le lâcher sous la pression “des écologistes”, avait expliqué l’artiste-peintre. Une marche arrière très certainement liée, en réalité, aux oppositions qui s’étaient fait entendre, à l’époque, quant à l’intérêt de ce copier-coller du mythique panneau hollywoodien… Mais au final, hors qualité de l’objet télévisuel, M.A.R.S.E.I.L.L.E l’aura emporté sur les deux tableaux.

Devant les tribunaux, Christophe Fort et ses deux avocats, qui demandaient 160 000 euros de dédommagement au leader mondial de la vidéo à la demande, ont été sèchement déboutés, venons-nous d’apprendre. “Il a été reconnu que Christophe Fort était à l’origine de l’idée mais la justice a estimé que ce n’était pas une oeuvre original, et qu’il n’y avait donc pas plagiat”indique Me Aubrespy, l’un de ses conseils.

Côté municipalité, la volonté de conserver ces “lettres de 17 mètres de haut sur 120 mètres de long, partie intégrante du paysage marseillais depuis mai 2016″, semble avoir eu raison des réticences initiales. Pour preuve : ces deux dernières semaines, la Ville s’est mise en tête de mobiliser ses services pour “redonner une nouvelle jeunesse” aux neuf lettres ainsi “débarrassées des adhésifs, autres tags intempestifs” avant d’être “repeintes pour laisser place de nouveau à un Marseille flamboyant”. Coût de cette cure de jouvence, entièrement à la charge de la collectivité, Netflix ayant fait ses valises depuis longtemps ? 15 000 euros. Pas cher pour un second rôle.

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