African Leadership University tra le aziende africane più innovative - JeuneAfrique.com

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Le magazine américain Fast Company a dévoilé sa liste annuelle des entreprises qui se distinguent par leur créativité. L’université panafricaine apparaît à la première place du classement pour le continent.

Plus de vingt ans après sa création à Johannesburg, où en est l’African leadership university (ALU) ? En plus de son implantation historique baptisée African Leadership Academy, des campus ont ouvert leurs portes à Maurice en 2015, puis à Kigali en 2017. Le réseau privé, qui forme actuellement plus de 300 jeunes africains et ambitionne d’installer 25 établissements sur l’ensemble du continent, vient de s’insérer à la 39e place du classement des entreprises les plus innovantes publié récemment par le magazine d’affaires américain, Fast Company.


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Un modèle pédagogique inédit

L’université des leaders africains met l’accent sur l’autonomie, les programmes de formation pratiques et la confrontation rapide des étudiants au monde du travail. Pour s’assurer qu’ils sauront s’adapter, les candidats sont sélectionnés après le bac sur des critères rigoureux : « Outre fournir leurs bulletins de notes, les postulants doivent passer un test de logique et rédiger un texte dans lequel ils développent leur projet pour l’Afrique », remarque Raphaëlle Nemo-M’Bahia-Ble, manager en charge de l’Afrique de l’Ouest pour l’ALU. « À Maurice, sur 20 000 candidatures, seules 500 ont été retenues », ajoute Fred Swaniker, cofondateur et PDG d’ALU. Et le cosmopolitisme est de mise sur les campus. À titre d’exemple, 50 % des effectifs étudiants du campus de Kigali sont étrangers. « Ils viennent de 30 pays différents », se réjouit Fred Swaniker.


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30 millions de dollars de levée de fonds

L’université se finance grâce à des levées de fonds qui lui permettent de prendre en charge la majorité des frais de scolarité des étudiants fixé à 4 000 dollars par an. Début 2019, l’ALU a d’ailleurs levé 30 millions de dollars pour sa phase de croissance (série B). « Les investisseurs se voient offrir une belle opportunité d’apporter une réponse – nécessaire – à un problème sociétal prioritaire, tout en dégageant une excellente rentabilité de leur investissement », explique Fred Swaniker.

L’ALU prend en charge 2 000 à 3 000 dollars sur les frais de scolarité »

« L’ALU prend en charge 2 000 à 3 000 dollars sur les frais de scolarité », souligne l’entrepreneur. Une aide que les étudiants peuvent rembourser sur dix ans selon leur salaire à la sortie. Le reste ou la totalité peut aussi être supporté par une entreprise partenaire comme IBM, Coca-Cola ou Pernod Ricard. « L’ALU est un vivier de talents venant de pays où nous souhaitons nous implanter », confirme Bronwyn Pillay, responsable des affaires publiques en Afrique pour Pernod Ricard.


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« Nous nous développons en réseau parce que nous devons former massivement les leaders de demain si nous voulons faire face aux défis qui attendent l’Afrique dans le futur », explique Fred Swaniker, qui affirme vouloir former trois millions d’entrepreneurs et décideurs avant 2035. Diplômé de Stanford aux États-Unis et passé par le cabinet McKinsey à Johannesburg, il a cofondé le réseau en 2008 avec deux camarades de Stanford.

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