Patrimonio: la Francia dovrebbe aiutare a ripristinare la "Gerusalemme dell'Africa"

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Chiesa Merqorewos, Lalibela, Etiopia, 7 March 2019.
Chiesa Merqorewos, Lalibela, Etiopia, 7 March 2019. EDUARDO SOTERAS / AFP

Dalla sua croce di legno, Sahalu Dejene indica il soffitto di Amanuel, una delle undici chiese di Lalibela. "Incrinato da un'estremità all'altra" il prete è dispiaciuto. In questa città situata nel nord diEtiopia, 2 600 metri di altitudine, la popolazione concorda sul fatto che Agmanuel è la chiesa più degradata scavata nella roccia XIIIe secolo.

Vittime degli anni, forti piogge che cadono tra giugno e settembre e il sole che brucia il resto dell'anno, questi tesori classificati come patrimonio mondiale dall'Unesco per quaranta anni sono in pericolo. "Sono qui giorno e notte. Ero già un ragazzino. Sta peggiorando sempre di peggio déplore Sahalu Dejene. Pour les 45 millions d’Ethiopiens orthodoxes, Lalibela est la « Jérusalem d’Afrique ». Un lieu sacré qui attire chaque année des dizaines de milliers de touristes et de pèlerins.

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Mardi 12 mars, le président français, Emmanuel Macron, a visité ce haut lieu du christianisme orthodoxe éthiopien, dans le cadre d’une tournée dans l’Est de l’Afrique. En octobre 2018, lors de son voyage à Paris, le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, lui avait demandé de l’aide pour la restauration des églises. La France, qui, depuis, a envoyé des experts sur le site, devrait « s’engager à financer leur mise en sécurité et leur restauration », dice una fonte vicina al file.

Rifugi antiestetici

Il nuovo sindaco di Lalibela, Mulugeta Michael, è lieto di questa realizzazione: "Prima, il nostro governo non ha mostrato alcun impegno per le nostre chiese. Ma oggi Lalibela sta ricevendo molta attenzione e c'è una grande speranza nella popolazione. " En octobre 2018, ils avaient été des milliers à manifester pour que cet héritage unique au monde soit préservé, leur première demande étant "Rimuovere i tetti protettivi" che coprono cinque chiese, spiega Tegegne Yirdaw, un pittore locale.

Un etiopico ortodosso ripara dal sole tra due chiese a Lalibela coperte da tetti protettivi, 6 2019 di marzo.
Un etiopico ortodosso ripara dal sole tra due chiese a Lalibela coperte da tetti protettivi, 6 2019 di marzo. EDUARDO SOTERAS / AFP

Ces abris peu esthétiques, soutenus par des piliers métalliques et installés il y a onze ans pour protéger les églises rupestres, ne font pas consensus. Financés par l’Union européenne à hauteur de 7,4 millions d’euros, ils devaient être temporaires mais sont toujours là. Aujourd’hui, les gens craignent "Che cadono e distruggono le chiese" poursuit l’artiste, évoquant les vents violents qui soufflent sur ces hauts plateaux et dont la vitesse n’aurait pas été convenablement mesurée. "A volte le persone pregano tutta la notte per proteggerle" dice Kidanemariam Woldegiorgis, un archeologo di Lalibela.

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Un rapport de l’université d’Addis-Abeba pointe des problèmes structurels des protections que les experts français n’auraient pas repérés lors de leur récent passage, hormis sur l’une d’entre elles. Alors que les études techniques et les plans qui ont permis de les édifier restent introuvables, la France va « probablement les enlever. Comment ? Nous ne savons pas », avance une source française. L’historienne Marie-Laure Derat, qui codirige une mission franco-éthiopienne de fouilles archéologiques sur le site, met pourtant en garde contre une nouvelle exposition des édifices aux intempéries. Pour elle, "Le chiese devono essere coperte" e, piuttosto che rimuovere i rifugi, l'alternativa potrebbe essere quella di alleggerire i pilastri.

"Temiamo la corruzione"

La popolazione locale rimane scottata dalle campagne di restauro intraprese a metà del XXe secolo. All'epoca, "Ci mancavano i soldi e le competenze, ci siamo fidati del know-how degli stranieri" ricorda Mekonnen Gebremeskel, uno dei direttori amministrativi della Chiesa ortodossa a Lalibela; ma i loro interventi hanno "Tortured" le chiese. "Due di loro sono stati dipinti con una vernice rossa a base di catrame che è stata poi rimossa con un piccone! Per non parlare dell'uso intensivo del cemento ", déplore Blen Taye Gemeda, doctorante en sciences du patrimoine à l’université d’Oxford.

Gli etiopi ortodossi lasciano la chiesa di Amanuel a Lalibela, vicino a uno dei pilastri che sostengono il tetto che protegge l'edificio dagli elementi, 7 2019 di marzo.
Gli etiopi ortodossi lasciano la chiesa di Amanuel a Lalibela, vicino a uno dei pilastri che sostengono il tetto che protegge l'edificio dagli elementi, 7 2019 di marzo. EDUARDO SOTERAS / AFP

Aujourd’hui plane une suspicion envers ces experts venus d’ailleurs dont les récents travaux ne sont pas forcément appréciés. Le père Belay Habtamu, chargé de l’église Golgotha Mikael, restaurée en 2018 grâce au Fonds mondial pour les monuments et l’ambassade des Etats-Unis, se plaint de l’enduit utilisé pour combler les fissures. Il n’est pas non plus satisfait des gouttières installées sur les toits. " Ho paura. Piango quando lo vedo. Speriamo che la Francia faccia un lavoro migliore " dit-il, regrettant que sa communauté n’ait jamais été consultée.

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Les travaux de retrait des protections et de préservation des toits des églises de Lalibela devraient coûter plus de 9 millions d’euros, selon l’Autorité éthiopienne pour la conservation du patrimoine. La France a déjà débloqué des fonds pour financer le début des études. Mais les Ethiopiens veulent suivre tout cela de près… "A causa di casi passati, temiamo la corruzione", s’inquiète Yirga Gelaw Woldeyes, chercheur en philosophie à l’université Curtin, en Australie. En 2010, un projet de reconstruction paysagère financé par la Banque mondiale, qui a entraîné le déplacement de milliers d’habitants, n’a pas satisfait les attentes. "Dove sono finiti i soldi dalla Banca Mondiale? " demandaient les manifestants en octobre 2018. Alors M. Yirga met en garde : "Il team francese deve adottare un meccanismo di trasparenza per sapere come vengono spesi i fondi degli aiuti. "

Emeline Wuilbercq (Lalibela (Etiopia), inviato speciale)

Questo articolo è apparso per primo https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/03/12/en-ethiopie-emmanuel-macron-au-chevet-de-la-jerusalem-d-afrique_5434762_3212.html?xtmc=afrique&xtcr=1